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Parmi les socialistes de la région, seuls - ou presque - André Vezinhet, président du conseil général de l'Hérault, et Hélène Mandroux, maire de Montpellier (ouvertement candidate à la présidence de l'agglomération de Montpellier, alors que Georges Frêche défend un autre candidat), manifestent leur hostilité à une reconduction du président sortant. En revanche, Robert Navarro, sénateur et premier secrétaire du PS dans l'Hérault, la cinquième fédération de France, l'appuie. La majorité des grands parlementaires PS de la région ont signé un appel lancé par Jacques Bascou, maire de Narbonne, destiné à le soutenir.
Les tentatives de la direction du PS engagées auprès de certains proches de Georges Frêche pour faire émerger une candidature alternative n'ont pas abouti.
Décidés à passer outre, les "frêchistes" vont devoir contourner une difficulté statutaire. Les règles internes du PS précisent en effet que seul un adhérent à jour de ses cotisations depuis trois ans peut être désigné pour conduire une liste aux régionales. Aussi pourraient-ils appeler les militants à désigner comme "premier des socialistes" Eric Andrieu, premier secrétaire de la fédération de l'Aude... qui s'effacerait ensuite pour laisser le "divers gauche" Georges Frêche prendre les rênes.
Les alliés du PS voient ce possible subterfuge d'un mauvais oeil. Dans un entretien au Midi Libre jeudi 20 août, Daniel Cohn-Bendit, le leader d'Europe Ecologie, conseille au PS "de régler le problème Frêche" en fustigeant sa " conception autoritaire et manichéenne du pouvoir". Une majorité des communistes semble dans le même état d'esprit. Ils menacent de refuser un accord de second tour si Georges Frêche est investi par le PS. Pour sortir de l'impasse, Paul Alliès, conseiller régional PS, suggère un rassemblement des forces de gauche, quitte à en confier la tête à un non socialiste.